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Italie – Émilie-Romagne, Marches et Ombrie

L’Italie est un pays parsemé de villes et de villages riches d’histoire qui méritent d’être explorés. Les Marches et l’Ombrie nous permettent de découvrir quelques-unes de ces villes.

Nous quittons Padoue, la grande ville, sa banlieue très urbanisée pour prendre la direction du sud vers la côte Adriatique. La route nous fait traverser une partie du delta du Pô* et ses immenses étendues d’eau.

Lido Degli Est

Nous faisons une étape à Lido Degli Estensi, sur la côte Adriatique. Nous nous posons sur un parking près de la mer. C‘est pour nous l’occasion, d’aller se promener sur la grande plage et de mettre les pieds dans la mer encore à plus de 25° en ce début d’octobre. Nous découvrons une plage immense avec une privatisation des accès par des aménagements balnéaires et des restaurants.

Comacchio

Le lendemain, nous ne faisons que quelques kilomètres pour nous rendre à Comacchio.

Comacchio se situe dans le delta du Pô au milieu des marais, entre Ferrare et la mer Adriatique.

Comacchio, également surnommée « la petite Venise », a conservé toutes ses caractéristiques de cité lagunaire, avec ses canaux qui la traversent de part en part et l’entourent partiellement. Autrefois, un bras d’eau l’isolait totalement de la terre ferme et on ne pouvait l’atteindre que par bateau.

C’est la 2ème fois que l’on vient à Comacchio, nous avons pris plus de temps pour explorer cette ville qui ne manque pas de charme.

En longeant à pied, le parking et le canal, nous arrivons au pont Trepponti qui est l’emblème de cette ville lagunaire. Il fut édifié en 1638 à la demande du Cardinal Giovan Battista Pallotta sur les plans de l’architecte Luca Danese de Ravenne. La construction est composée de cinq larges escaliers arqués. L’ensemble a été entièrement réalisé en pierre d’Istrie.

La promenade de long des canaux est agréable surtout qu’il n’y a pas beaucoup de monde en début d’après-midi. Quelques clients s’attardent sur les terrasses-bateaux des restaurants.

Nous continuons vers la rue centrale Via Mazzini, entrons dans la cathédrale joliment restaurée.

En continuant la rue vers l’ouest on atteint le superbe Loggiato dei Cappuccini. C’est une rue couverte, de plus de 400m, par une suite d’arcades « Arcades des frères mineurs capucins » qui est composé d’une série de 143 arches réalisées en 1647.

Le Loggiato est adossé au Sanctuaire de l’Aula Regia, dont les premiers témoignages remontent au Xème siècle.

Le sanctuaire des Capucins, était en fait un lieu isolé, totalement ouvert sur les vallées, dépourvu de zones habitées, impraticable en été à cause de la chaleur et en hiver à cause des vents froids. Ce chemin a été réalisé pour accompagner les prières et les pas des fidèles vers le sanctuaire lointain qui abrite l’image thaumaturgique de la Madonna del Popolo.

L’activité économique de Comacchio était la pêche à l’anguille, de septembre à décembre, dans le lit des canaux par une méthode qui remonte au XVIIe siècle et encore utilisée aujourd’hui, avec une modernisation des pièges (en roseau à l’origine). C’est la pêche de l’anguille et son élevage intensif qui règle la vie du delta, avant qu’elle ne migre vers la Mer des Sargasses pour se reproduire. Malheureusement, l’aggravation de la pollution est une sérieuse menace pour cette espèce qui tend à se raréfier un peu plus chaque année .

Nous stationnons sur le parking près du centre de Comacchio. Ce sera aussi l’occasion de réaliser les tâches inévitables en road trip : les courses et la lessive à la laverie automatique.

San Marino

Nous choisissons de ne pas nous attarder sur la côte Adriatique qui offre de belles plages mais peu d’intérêt touristique à notre gout. Nous prenons donc la direction de San Marino à plus de 100 kms. Nous passons par Ravenne, Rimini et de nombreuses autres villes. Les routes sont très souvent en mauvais états avec une circulation importante. Nous croisons énormément de camions sur ces routes souvent limités à (50 ou 70). Il faudra 2h30 pour faire la centaine de kilomètres et arriver sur le parking réservé aux camping-cars de San Marino. Le parking à étages se trouve près du départ du funiculaire qui permet de se rendre au centre médiéval de San Marino.

Saint-Marin (en italien : San Marino), officiellement la république de Saint-Marin, est un Micro-État européen de moins de 34000 habitants, enclavé à l’intérieur de l’Italie entre l’Émilie-Romagne et les Marches. Il est le troisième plus petit État d’Europe après le Vatican et Monaco.

Selon la légende locale, vers l’an 300, un modeste tailleur de pierres nommé Marinus aurait quitté son île natale d’Arborea en Dalmatie pour s’installer dans la ville de Rimini en tant que maçon. Avant même que la grande vague de persécutions contre les chrétiens lancée par l’empereur Dioclétien en 303 n’eût commencé, le pieux Marinus prit la fuite et se réfugia sur le mont Titano situé à proximité. Un nombre grandissant de persécutés vinrent le rejoindre et établirent ainsi sur le Titano une communauté chrétienne. Vers 1200, Saint-Marin est devenue une cité-république à part entière dotée de son propre code juridique. C’est la plus ancienne république du monde.

Pour en apprendre davantage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Marin

Saint-Marin et le Mont Titano ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l‘UNESCO.

Il est possible d’accéder au centre par la Porte de San Francesco. Nous, nous choisissons d’entrer dans le centre historique de Saint-Marin par le téléphérique.

C’est de cette place d’arrivée du funiculaire que commence le long circuit qui nous conduit à travers les rues du centre historique où se trouvent des bars, des restaurants et toutes sortes de boutiques (vêtements et maroquineries cuirs, bijouteries, etc.).

À mi-chemin se trouve la place Piazza della Libertà, où se dresse le Palais Public et devant lequel s’effectue la relève de la garde.  La « Guardia di Rocca » (Garde de la Forteresse), créée en 1745, fournit un service de sentinelles et de relève de la garde toutes les demi-heures, de 08h30 à 18h30, de mai à septembre ; dommage pour nous, nous sommes début octobre.

Sur les terrasses surplombant San Marino, on a des vues sur les plaines et collines environnantes. Malheureusement la brume ou la pollution (on a un doute) bouche l’horizon. Par une belle journée, la vue porte d’un côté vers l’Adriatique et le l’autre sur les montagnes.

Nous faisons une pose à la Basilique de Saint-Marin ou l’on peut admirer de magnifiques plafonds restaurés.

Nous continuons notre visite sur l’enceinte fortifiée situé au sommet du mont Tito et par les rues qui serpentent jusqu’aux « Trois tours de Saint-Marin » (Le Tre Torri) (Guaita, Cesta, Montale).

Après avoir dégusté une glace Italienne, nous redescendons à pied vers le parking. Maintenant, il faut nous remettre de nos trois heures de marche dans San Marino avec un petit apéro par une douce soirée d’automne.

Gubbio

Le lendemain, nous reprenons la route pour descendre davantage vers le centre de l’Italie.

Notre prochaine destination est Gubbio, en Ombrie. La route est toujours aussi pénible, les revêtements des routes sont souvent en très mauvais état et nous sommes trop fréquemment limités par des réductions de vitesse qui nous semblent inappropriées.

Nous nous posons sur l’aire de camping-cars de Gubbio. Nous sommes que quelques véhicules en cette saison.

Gubbio est une ville italienne d’environ 33 000 habitants, située dans le nord-est de la province de Pérouse. Le centre historique de Gubbio est de style médiéval avec une architecture gothique. La ville est étagée sur cinq niveaux sur le flanc du mont Ingino. Les rues principales sont larges et reliées par des rues étroites et des escaliers. La couleur des pierres, gris foncé avec des inclusions de briquettes, donne une allure austère à Gubbio.

Un nombre impressionnant de monuments sont présents dans Gubbio dont :

  • Le Duomo (Cattedrale dei Santi Mariano e Giacomo),
  • La Basilique (Basilica Sant’Ubaldo), sur le mont Ingino à 827 m d’altitude.
  • Un théâtre romain, en cours de restauration.
  • Trois palais :
    • Le Palais des Consuls (Le Palazzo dei Consoli) qui fut construit entre 1332 et 1337 où siège le pouvoir communal de la ville (en travaux aussi).
    • Le Palais ducal (Le Palazzo Ducale) qui fut construit vers 1479.
    • Le Palais du Capitaine du Peuple (Le Palazzo del Capitano del Popolo) qui fut construit vers 1295. Il constitue un exemple remarquable d’art gothique ombrien.
  • 9 églises…

En se promenant dans la ville, on devine facilement l’importance et le riche passé qu’a connu cette ville. Aujourd’hui Gubbio est encore très animée. De nombreux évènements marquent la vie de cette cité comme la  Festa dei ceri, les fêtes de fin d’année et bien d’autres. Dans le centre historique, la circulation des voitures est importante et gâche un peu le plaisir de déambuler dans les rues.

Assise

Nous prenons la direction d’Assise. Entre Gubbio et Assise, nous prenons enfin des routes correctes et plus roulantes qui nous conduirons assez rapidement à notre étape. La campagne vallonnée de l’Ombrie offre de beaux paysages.

Assise est une ville d’environ 28 100 habitants, située dans la province de Pérouse en Ombrie. Assise connaît un apogée médiéval entre le XIe siècle et le XIVe siècle, jusqu’à la peste noire de 1348. Elle est surtout connue pour être le lieu de naissance et de mort de Francesco Bernardone, plus connu sous le nom de François d’Assise, un des plus grands saints de l’Église catholique romaine et saint patron de l’Italie.

Pour son patrimoine exceptionnel, la ville est classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

La ville est posée sur une colline qui s’étend sur les contreforts du mont Subasio.

Assise est avant tout un lieu de pèlerinage et de tourisme de renommée internationale (deuxième en Italie après Rome) et possède à ce titre des monuments majeurs du XIIIe siècle italien, dont les deux églises superposées nommée basilique Saint-François (San Francesco). L’église inférieure, construites au-dessus de son tombeau (1228-1230) et l’église supérieure (1230-1258) sont toutes deux des églises de style gothique, malgré le caractère sombre de la première, dû à son insertion dans la roche (Collis Inferni). Le caractère plus éclairé et élevé de la seconde (Colle del Paradiso) marque l’apparition du gothique italien, imprégné des références stylistiques du roman et du gothique français.

Elles sont ornées de nombreuses fresques des premiers maîtres italiens : Cimabue, Duccio di Buoninsegna, Giotto, les Lorenzetti, Simone Martini, etc. Ces fresques sont considérées comme étant le point de départ de la renaissance picturale italienne, avec notamment la Vie de Saint François en 28 tableaux, que lui a consacré Giotto dans la nef de la basilique supérieure. Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Assise_(Italie)

La basilique est vraiment exceptionnelle par ses dimensions, sur plusieurs niveaux et ses fresques en grandes parties restaurées.

Après la visite de la basilique, nous nous baladons dans les rues d’Assise où il faut avoir de bonnes jambes pour arpenter les rues pentues de la ville. On y retrouve les restaurants et commerces pour touristes et pèlerins qui viennent à Assise.

Assises comprend d’autres monuments comme les restes d’un amphithéâtre romain, construit dans la première moitié du Ier siècle, La Rocca Maggiore, située au sommet de la colline, plusieurs églises et quelques musées.

Nous retournons au camping-car et poursuivons notre route jusqu’à Stello pour nous poser pour la nuit sur l’aire de camping-cars à côté du complexe sportif.

Spello

Spello est située au pied du Mont Subasio, province de Pérouse, dans la région Ombrie. C’est une ville de plus de 8500 habitants et pourtant on a l’impression de visiter un gros village.

La ville a obtenu le label des Plus Beaux Bourgs d’Italie et, on le confirme, Spello est l’un plus beaux villages médiévaux que l’on ait visité depuis ce road trip en Italie.

Les remparts, bâtis sur des fondations romaines, comprennent plusieurs portes anciennes, certaines d’origine romaine. C’est par une ruelle pentue et par la Porte Vénus, avec ses deux puissantes tours dodécagonales (12 côtés) romanes, que nous accédons au centre de Spello.

Les autres portes : la Porte Consulaire (entrée imposante avec trois accès, tour carrée et trois statues) et la Porte Urbica (dominée par une tour).

Spello recèle plus d’une vingtaine de petites églises, la plupart d’époque médiévale, dont Église Santa Maria Maggiore de Spello datant du XIIIe siècle.

Dans cette dernière, l’on trouve la « La Pietà de Spello du Pérugin » et la Chapelle Baglioni où ont été peintes les fresques d’un grand maître de l’école ombrienne de la seconde moitié du XVe siècle, Bernardino di Betto Betti , mieux connu sous le nom de Pinturicchio qui dans cette même chapelle y peint son unique autoportrait.

On peut passer plusieurs heures à parcourir les nombreuses rues souvent pentues du centre historique de Spello. Spello est aussi un village d’artisans et d’artistes : cuir, céramique, peintures ou photos… s’exposent dans les boutiques ou petites galeries. Spello est aussi un village fleuri. Des plaques de céramique scellées sur les murs des maisons, témoignent des prix distribués aux habitants.

Le neuvième dimanche après Pâques : A cette occasion, les ruelles du bourg accueillent la manifestation de « Le Infiorate ». Ce sont des tableaux floraux et de grands tapis de fleurs au sol qui colorent la ville en attendant la procession du Corps du Christ.

Hors de la Ville, subsistent les restes de l’amphithéâtre romain de Spello que nous n’avons pas vu.

Spello est une petite ville Italienne qui vaut vraiment le détour et que nous classons dans le top des villages de l’Ombrie.